Pression médicale pilule

Pressions médicales à l’arrêt de la pilule | Témoignages

Pression médicale pilule

Déni des effets secondaires, jugements moraux sur la vie privée, rétention d’information, infantilisation… Certains médecins ont un comportement pour le moins violent lorsque les femmes qui les consultent leur disent vouloir arrêter la pilule :

« Mon médecin m’a clairement dit que sans pilule et en utilisant uniquement des préservatifs je tomberai enceinte à coup sûr. »

« On a essayé de me prescrire à nouveau la pilule après mon accouchement. Quand j’ai dit qu’elle me coupait toute libido, la docteure a insisté en me disant que ce n’était pas grave puisque, de toute façon, je n’aurai pas de libido après l’accouchement. J’ai dû refuser plusieurs fois et finir par lui dire que si je n’avais pas de désir sexuel, je ne voyais pas l’intérêt de prendre une contraception. »

Mon gynéco m’a dit que j’exagérai, que je ne pouvais « pas tout avoir » et que « ce n’était pas si grave »

«  À chaque fois que je ne supportais pas une pilule, on m’a toujours dit « ne vous inquiétez pas, on va trouver le bon dosage » etc. Au final, aucune ne convient et je dois me « contenter » d’une pilule qui me fait subir au quotidien des effets « moins pire ». Comme si je devais payer le prix de la maîtrise de ma reproduction… Mon gynéco m’a dit que j’exagérai, que je ne pouvais « pas tout avoir » et que « ce n’était pas si grave ». Il m’a recommandé du lubrifiant pour la sécheresse vaginale et de me « forcer un peu » pour le manque de désir. »

« Bien que je sois moi-même sage-femme, il a fallu que j’invoque la légitimité de mes connaissances à chaque fois que l’on m’a questionnée sur ma non-prise de pilule. Je n’imagine pas le parcours du combattant des « non-professionnelles » ! »

Je ne demande pas la lune, je demande à pouvoir faire mes propres choix. À croire que les médecins savent toujours mieux que les patientes ce qui est bien pour elles…

« L’infantilisation des femmes par le corps médical me fait froid dans le dos ! Mon parcours contraceptif est pourtant celui d’une femme lambda. Je ne demande pas la lune, je demande à pouvoir faire mes propres choix. À croire que les médecins savent toujours mieux que les patientes ce qui est bien pour elles… »

« Mon ancienne gynécologue a tenté de me décourager d’arrêter la pilule en me grondant comme une petite fille inconsciente et irrationnelle. Elle m’a finalement dit qu’on se reverrait sans aucun doute très prochainement pour une IVG.  Une année est passée depuis et toujours pas d’IVG nécessaire… »

 


Pour en savoir plus à propos des violences médicales liées à l’arrêt de la pilule, lisez J’arrête la pilule.


Témoignages recueillis lors du sondage “Les femmes et la pilule” réalisé début 2017 dans le cadre de la rédaction du livre J’arrête la pilule.