Sabrina Debusquat Hondelatte Europe 1

Féminisme et pilule chez Hondelatte | Europe 1

“La plupart des femmes aujourd’hui arrêtent la pilule à cause des effets secondaires bénins”

Sabrina Debusquat sur la pilule : “On est une nouvelle génération qui est totalement désillusionnée du tout chimique”

“L’industrie, si vous nous écoutez, il y a un marché pour la contraception masculine : allez-y !”

Sabrina Debusquat explique quelle est sa méthode de contraception depuis qu’elle a arrêté la pilule : la symptothermie

Florence Montreynaud à Sabrina Debusquat “Est-ce que vous pensez aussi aux viols, aux rapports contraints, quand même la pilule ça protège !”

Sabrina Debusquat : “Les femmes devraient donc en permanence prendre un médicament et en subir les effets secondaires dans l’éventualité où un viol se produise ?”

Ma réponse (si j’avais eu l’occasion de répondre) “Les femmes devraient donc en permanence prendre un médicament et en subir les effets secondaires dans l’éventualité où un viol se produise ? Cette peur permanente de l’homme est totalement ahurissante et c’est pourtant une femme qui a connu le problème de près qui vous en parle. Les nouvelles générations de femmes ne veulent pas voir l’homme comme un être dont elles doivent sans cesse se méfier, ne voient pas les relations femme-homme comme une guerre permanente, même si l’égalité est loin d’être acquise. C’est certainement là une différence fondamentale de ce nouveau féminisme avec l’ancien. Comme je l’écrit dans le livre ” L’histoire des femmes qui ont vu naître la pilule est jalonnée de blessures misogynes qui leur ont forgé d’épaisses carapaces protectrices. Derrière la brutalité de leur réaction face à cette remise en question de la pilule se cache le traumatisme de celles qui savent la violence d’une misogynie loin d’être morte et capable de rejaillir avec vigueur. Ces femmes ont raison, c’est une réalité. Mais leur discours est devenu inaudible pour les jeunes femmes qui ne peuvent décemment envisager de stagner sur les acquis d’antan ou se priver d’un futur meilleur sous prétexte qu’il ne faudrait « prendre aucun risque » mais aussi, quelque part, « se méfier en permanence des hommes ».

Sabrina Debusquat : “On a un nouveau féminisme aujourd’hui qui veut faire avec le corps et non contre.”

L’émission est à réécouter dans son intégralité grâce au podcast en ligne.

 

Merci à Christophe Hondelatte pour son accueil chaleureux, très professionnel et ses questions pertinentes. Merci à Florence Montreynaud pour sa bienveillance , son ouverture d’esprit et son intelligence qui permettent un débat serein et enrichissant.